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05 mars 2008

Les grandes chroniques judiciaires de la Cour d'appel

Depuis le XVIIème siècle, la ville d'Aix-en-Provence a été le témoin de nombreuses grandes affaires judiciaires. Il y a longtemps, on enfermait les gens pour sorcellerie, les histoires de trahison provoquaient la colère de la place publique. Voici ce que la Cour a connu comme affaires mémorables.

1611, Louis Gaufridy, curé des Accoules : brûlé vif.
La Sainte Beaume en 1611Marseille au début du XVIIe siècle, le père Gaufridy entretenait des relations particulières avec les femmes, alimentant les rumeurs. La fille d’une famille noble, dont il était le confesseur, l’accusa de l’avoir ensorcelé. Des séances d’exorcisme spectaculaires furent organisées devant une foule de plus en plus nombreuse. Le Parlement de Province condamna le confesseur pour "rapt, séduction, sorcellerie…"    

 

 

1781, le brigand, Gaspard de Besse : rompu vif.Extrait du film Gaspard de Besse

Déserteur de l’armée, il vivait avec quelques compagnons des gains des vols. Lors des attaques, il procédait avec tact et courtoisie sans une goutte de sang et par sa générosité, il avait su se faire aimer dans les campagnes. Il fut arrêté par hasard en 1781 et condamné à mort. Il a donné naissance à une véritable légende…


Extrait du film Gaspard de Besse

 

 

Portrait du marquis d'Entrevaux

1785, l’affaire du marquis d’Entrecasteaux : accusé d’avoir égorgé sa femme.
La marquise d’Entrecasteaux fut retrouvée assassinée, la gorge tranchée à coups de rasoir. Son mari, qui avait une maîtresse au moment des faits et dont les relations avec son épouse s’étaient détériorées, fut rapidement suspecté. En fuite, il sera finalement  retrouvé au Portugal. Condamné par les juridictions portugaises par voie de contumace, il décèdera des suites d’une mauvaise fièvre.
 
                                                          Portrait du marquis

 

 

Gravure de Pilotell La Commune arrêtée par l'Ignorance et la Réaction

1871, la répression de la commune de Marseille :
Gaston Crémieux fusillé.

Homme d’extrême gauche, il avait mis en place un gouvernement insurrectionnel à Marseille, après la décision du gouvernement provisoire de Thiers de conclure une paix jugée infamante avec la Prusse. Condamné à mort, il fut fusillé.

 

Gravure de Pilotell

 

Portrait de Sébastien Faure

 

1892, la surveillance et la répression des anarchistes : Sébastien Faure relaxé.
Il fonde un hebdomadaire anarchiste: "L’Agitateur." Le début de sa publication colle avec des attentats anarchistes. Le développement de la propagande inquiétant le préfet, Sébastien Faure est arrêté. Il sera finalement relaxé pour insuffisance de charges.

 

                                                                           Portrait de Sébastien Faure

 

 

cliché Agence Roger-Viollet

1934, l’assassinat du roi de Yougoslavie.
A son arrivée à la préfecture de Marseille, le roi Alexandre 1er est assassiné. Informé des menaces venant de l'Oustacha, un parti extrémiste soutenu par l'Allemagne d'Hitler et l'Italie de Mussolini, le gouvernement français ne mettra cependant pas en cause ces deux Etats. Le procès de l'assassinnat du roi yougoslave, aux termes duquel trois Oustachis seront condamnés aux travaux forcés, se déroulera dans un climat plus que tendu.

Photo prise lors de l'assassinat

 

 

Photographie du film Le trio infernal de Francis Girod, 1974

 

1934, l’affaire Sarret : guillotiné.
L'exécution de Sarret est la dernière exécution publique s'étant déroulée à Aix-en-Provence. Le mode opératoire de Sarret était le suivant: il repérait, avec la complicité de sa maîtresse, des personnes fragiles dans le but de récupérer leutrs biens et dont la disparition passerait inaperçue. Il tua ainsi un couple dont il fit disparaître lecorps dans une baignoire remplie d’acide sulfurique et détourna leur argent grâce à une fausse procuration. Arrêté, il fut condamné à mort.

                                  Photographie d'un film

                                                                                  

 

livre "les belles années du milieu 1940-1944"

 

1948, Pierrot le fou : condamné à mort par contumace. Alias Pierre Loutrel, il a été en 1918 le 1er « ennemi Public n°1 ». Après avoir écumé la région entre Marseille et Nice avec de multiples braquages, il est pourchassé par toutes les polices. Il est décédé après un braquage durant lequel il s’était tiré dans la vessie. Même après sa mort, il continua à faire la Une des journaux.

                                            Livre narrant l'histoire de Loutrel

                                              

               Reconstitution judiciaire de l'affaire Dominici (1953). Cliché la Provence.                       

1952, l’affaire Dominici : gracié. En 1954, Gaston Dominici a été condamné à mort pour le triple meurtre de la famille Drummond. Que s’est-il vraiment passé ? Ce procès déchaîna les passions. Gracié par le général de Gaulle, Gaston Dominici est mort à Digne-les-Bains en 1965.

 

Reconstitution judiciaire

 

 

Plan rapproché de Christian Ranucci (1974). Cliché la Provence.

1974, l’affaire Ranucci : guillotiné.
Une fillette de 8 ans est retrouvée poignardée à Marseille. Christian Ranucci, dont la voiture a été aperçue à cet endroit, est rapidement interpellé. Reconnaissant d'abord les faits, il se rétractera .Par la suite, il n'aura de cesse de clamer son innocence. Condamné, il sera guillotiné à la prison des Baumettes. Cette exécution est considérée comme une étape décisive ayant permis l’abolition de la peine de mort.

 

                                                    Cliché de Ranucci

 

 

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